Dolores Ombrage et les mangemorts ont pris le contôle de Poudlard, venez participer à la libération de l'école la plus réputée du monde sorcier
 
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 [Terminé] Pour un simple service. [PV Maura]

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MessageSujet: [Terminé] Pour un simple service. [PV Maura]   Ven 18 Sep - 0:51

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Cela faisait presque six ans que Saphyr avait gagné la capitale londonienne, six ans qu’elle avait laissée les siens derrière elle, six qu’elle travaillait avec acharnement pour devenir la gardienne des précieux livres de Poudlard… Six ans, et c’était sa première visite dans l’allée des embrumes.

Elle venait de s’installer à Poudlard, un endroit unique et incroyable, une nouvelle maison, le rêve de toute une vie. Elle n’avait jamais eu envie d’enseigner en tant que professeur. Saphyr aimait les livres, l’ordre et le rangement. Elle était un peu manique sur les bords. Un héritage de ses parents, de vaillants commerçants qui tenait la boutique d’une main de fer. Sa mère, une experte en botanique, lui avait apprit à cueillir et à se servir des plantes. Un savoir-faire que Saphyr n’avait jamais perdu, et en cela, elle réalisait très bien toute sorte de potion, parfois sans avoir besoin de livre de recette. Bien sur, elle n’était pas maîtresse en la matière, mais savait soigner certains maux magiques. C’était comme ça quand on avait grandit dans la campagne, quand on ne pouvait compter que sur soi-même.
Saphyr avait été très débordée ces derniers temps, et n’avait pas eu le moment de s’occuper d’autres choses que de ses bouquins. Seule la demande urgente d’une de ses amies de Londres l’avait sortie de cette bulle de travail. En effet, cette amie, certainement aussi occupée que Saphyr, lui avait demandé de lui préparer une potion : de l’amortentia, le filtre d’amour le plus puissant au monde. C’était une bien drôle de demande car Saphyr ne savait en aucun cas mettre au point cette potion sans une recette bien détaillée. Une amie étant une amie, un service étant un service, elle avait quand même acceptée. Cela allait lui prendre du temps alors, pour ne pas bousculer son emploi du temps ô combien chargé, elle se promettait de travailler le soir après sa journée de travail.

L’amortentia n’étant pas n’importe quel filtre d’amour, la jeune fille savait qu’elle allait devoir se procurer certains ingrédients à l’extérieur de l’école. Elle aurait pu demander au professeur Chourave de lui ouvrir la porte de la serre afin d’y faire quelques cueillette, ou au directeur qui était aussi le professeur de potion… Mais non. Elle n’était pas professeur, juste bibliothécaire, et n’avait donc aucun droit de se servir sans autorisation. Alors elle se trouvait là, dans cette allée sombre, fréquentée par d’étonnants personnages qui tenaient les murs. Elle n’avait jamais eu envie d’y mettre les pieds avant aujourd’hui. Souvent seule, il ne lui serait pas venu à l’idée de s’aventurer ici sans une bonne raison. Un service à une amie était selon elle une assez bonne raison… Peut être un peu moins quand elle s’engouffra dans la rue avant de prendre un virage.

C’est encore pire que ce que je pensais…

Pensa-t-elle avant de voir un vieil homme bossu, se cramponnant à une canne, l’observer du coin de l’œil. En passant prudemment devant lui elle l’entendit murmurer quelque chose. Tête baissée, elle pressa le pas. En arrivant enfin devant la boutique qu’elle cherchait, elle jeta un coup d’œil rapide à la vitrine. La boutique semblait vide. Il n’y avait qu’une femme à la chevelure blonde argentée qui semblait s’activer derrière le comptoir de la caisse.

Pourquoi m’a-t-elle envoyée ici, vais-je vraiment trouver ce que je cherche dans cet endroit ?

Elle maudissait cette amie qui ne voulait vraisemblablement pas se salit les mains. N’étant pas venue jusque ici pour faire demi-tour les mains vides, elle agrippa la poignée de la porte d’entrée et entra.
Son regard parcourut la pièce alors qu’elle s’avançait lentement vers l’unique personne présente ici.

« - Bonjour… Je… Il me faudrait ceci s’il vous plait. »

Fit-elle en déposant une liste sur le comptoir.

Ce n’était pas forcement le genre d’endroit ou elle aimait traîner. Elle n’était pas spécialement à son aise et avait prit quelques précautions avant de se rendre à la boutique. La première, cacher ses vêtements derrière une longue cape d’un violet très foncé pour ne pas attirer les regards, et garder sa baguette à portée de main… juste au cas où.
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(Voilà, sorry si ça manque un peu… de rythme lol. Il faut bien planter le décor !)
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MessageSujet: Re: [Terminé] Pour un simple service. [PV Maura]   Ven 18 Sep - 12:04

Gatien Rameau  plaqua ses deux mains sur le comptoir de la boutique  et fit mine de partir sur la gauche mais dans un éclat de rire Maura-Jean Rosier s'échappa.  Le bruit d'une robe en soie qui frotte contre le parquet sombre de la boutique. En un pirouette, elle lui fit face à nouveau.  Le jeune alchimiste regarda ses longs cheveux blond rebondir contre son dos et envahir son visage. Si clair ; très clair.  Les yeux gris de la femme, rieurs le fixaient avec un intérêt malicieux, presque innocent. Depuis des années qu'il lui connaissait ce visage et ce rire, depuis des années qu'il la connaissait , il ne pouvait tout simplement pas croire quelle s'était rangée aux idée de son frère ou de son père.  Maura-Jean était selon lui un être à part dans cette drôle de famille. Honnête et filiale , c'était une fée il en aurait juré sur l'honneur s'il avait fallu. Pas de ces gens en masque et en capes. Pas de ces tueurs assoiffés, de ces fanatiques asservis.  Certainement pas. Jamais. Jamais.  De sang mêlé il avait été un ami proche – il espérait précieux – durant leur scolarité et depuis son retour au Royaume-Uni il fréquentait régulièrement sa boutique pour les besoins de ses recherches.

« – Comment as-tu pu t'installer sur l'allée des embrumes ? Ce n'est pas un lieu recommandé pour une femme seule. »

Le rire s'était fané sur le visage de sa locutrice et une grimace méprisante l'avait peint.


Elle était revenue vers le comptoir en défroissant sa robe sur mesure aux tons pourpres de tyr. Elle ne riait plus ; et son regard clair lança des éclairs. Ce changement d'attitude le figea et si elle ne le dit pas oralement , il eu la confirmation que ce n'étaient pas ses affaires, il n'avait rien à redire à ce sujet et même si c'était le cas il était prié de se taire. De toutes les manières elle ne l'écouta pas.  Il laissa les vingt-trois gallion et douzes mornilles qu'il lui devait sur le comptoir et tourna les talons sans ajouter un mot.  De toutes les manières Maura-Jean avait toujours été comme cela. C'était elle qui décidé de qui était le bienvenu, de qui parlait et de quand prenaient fin les conversations.  Elle décidait qui avait le droit de rire, de parler, elle menait la danse, comme un homme mène la valse.  Sans un mot, sans un regard.  Avec seulement ce silence très digne et cette grande capacité faire aller les gens dans sa direction.  Elle avait initié le jeu mais c'était elle qui y avait mit fin quand elle avait jugé qu'il commençait à se sentir trop de droits sur sa personne.

Il aurait peut-être du s'en méfier.  C'était une femme indépendante qui avait sus se faire une place au milieu d'un endroit aussi peu recommandable que l'allée des embrumes et en ces lieux tout le monde la respectait. Non pas pour sa jeunesse, pas non plus pour son sang , ce n'était toujours pas son nom mais en vérité son talent à manier la baguette et son drôle de courage qui la poussait à s'approcher de lieux et de créatures que la communauté magique tout entière se bornait à mettre à l'écart pour des soucis de sécurité évidente.  Maura-Jean était une sorcière plus que compétente et elle avait l'assurance des plus grand. Peut-être parce qu'elle avait toujours été encouragée et soutenue par les siens.

Elle fit un grimace en se baissant pour observer l'état des ingrédients qui se trouvaient dans une lourde caisse noire une commande qu'elle avait faite à un de ces amis mexicain qui savait ou trouver certaines plantes rares d’Amazonie.   Elle était revenue un mois plus tôt d'un voyage en Turquie à la recherche de Knucker , une espèce de dragon serpentins  qu'on surnommait « dragon des troglodytes » a cause de son habitude de faire son nid dans des grottes très profondes et souvent étroites. Elle avait du obtenir une autorisation spéciale du gouvernement magique et une dérogation ainsi qu'un guide dragonnier pour en abattre deux et prélever leurs nerfs optiques , le cœurs, une bonne quantité de leur sang, leur peau si particulière et non couverte d'écailles, des griffes et même des dents, des langues.  Des matériaux rares et difficiles à transporter il avait fallut de longues semaines pour que tout ne soit finalement acheminé et elle avait la grande fierté de pouvoir enfin tout exposer.  Même au prix de quelques blessures encore douloureuses.  Ces créatures avaient le dont d'être particulièrement virulente en situation de crise.

Elle fut tirée de son activité principale par l'arrivée inattendue de quelqu'un qu'elle n'avait encore jamais rencontré. Une jeune femme aux traits eurasiens. Peu communs. Elle fut interloquée, un moment, elle n'avait pas l'habitude de recevoir de nouvelles personnes. Rarement de jeunes femmes qui plus était.  La cliente – car c'est ce qu'elle se trouvait être – lui avait tendu une liste d'ingrédients , embarrassée, visiblement intimidée de se trouver dans des lieux semblables.   Elle glissa ses yeux sur le carreau de la porte et grimaça .  Un sourire polit et presque compatissant s'inscrivit sur ses lèvres alors qu'elle saisissait le papier déposé.

« – Il ne faut pas se soucier du Vieux Mo. Il aboie beaucoup mais il ne mord pas, il y à quelque années il à voulu s'engager dans l'armée de Grindelwald mais il à été refusé avec une rare violence. Il n'a pas toujours eût une bosse et une jambe en bois. Il est sénile et c'est un piètre sorcier, il n'est pas bien méchant. »

Elle tenta de rassurer la jeune femme à propos de sa rencontre précédente. Ça n'avait rien d'étonnant, le vieillard vivait là depuis tant d'années qu'il connaissait chacun des habitués de l'allée et il se faisait une mission de garder un œil sur les nouvelles têtes.  

Maura-Jean s'intéressa finalement à la liste d'ingrédients qu'on lui avait donné, l'air soucieuse. Son regard alla plusieurs fois de la jeune brune à la liste  et elle se détourna pour commencer à rassembler certains des composants. Elle ne savait pas à quel but elle fabriquait cette potion mais la personne qui l'avait envoyée ici ne l'avait pas dupée sur la qualité et la profusion des produits.

« – Je connais peu de potions qui nécessitent ce genre de constituants, mais vous devez savoir qu'elles sont toutes mortelles si elles sont mal exécutées ... »

La jeune femme avait l'air d'être une personne avisée, alors elle pensa qu'il pouvait être bon de la mettre en garde contre ce qu'elle préparait.  Elle s'arrêta dans les étagères tiras plusieurs boites, bocaux de verre et diverses flasques.

« – Pour quel genre de personne est la potion ? En fonction de son type de personnalité on peu remplacer le venin de Basilic par celui de Wyverne* . Il est un peu moins toxique et sa manipulation est moins dangereuse.  Il conviens très bien pour de nombreux filtres c'est un ingrédient bien plus stable, le maître  français Le Roy à fait des tests concluants. »

Elle disposa sur le comptoir une flaque noire opaque annotée venin de Basilic et en tira une rouge tout aussi opaque indiquant aussi venin.  Elle préférait limiter les dégâts après tout la vente de venin de basilic était très réglementée et elle n'était pas sure que cette jeune femme avait les attributions nécessaires. C'était pour cela que Maura-Jean aimait sont travail. Parce qu'elle pouvait toujours trouver des solutions. Parce qu'elle pouvait toujours trouver d'autres ingrédients à utiliser parce qu'elle pouvait traverser le monde encore et encore à la recherche de précieux composants.
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* Wyverne :Lointaintes cousines des Dragons elles apparaissent en Europe dans les légendes médiévales. Elles sont plus petites et n’ont que deux pattes et une paire d’aile jointe à leur membre supérieur. Leurs queues sont comme celle d’un scorpion, empoisonnée et pouvant piquer et faucher ses ennemis. Parfois on décrit le bout de leurs ailes pourvu de serres.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Pour un simple service. [PV Maura]   Ven 18 Sep - 16:24

Son regard parcourait discrètement les étagères de la boutique. Il y avait une nuée de flacons, bocaux en verre (de toutes les formes), sachets et autres récipients. S’il y avait de quoi s’y perdre en quelques secondes, la boutique était impeccablement rangée, chaque objet étant minutieusement rangé à sa juste place. Cet ordre quelque peu soldatesque eu un effet apaisant pour Saphyr, qui n’était pas en reste quand il s’agissait de ranger, trier, placer et corriger son environnement de travail. Le monde des manuscrits et des parchemins n’était plus un secret pour elle, et elle savait que le pivot de ce domaine était l’organisation. Il fallait être méthodique, calme et consciencieux, certainement passionné aussi. Le commerce, qu’elle connaissait bien également depuis son enfance ne dérogeait pas à cette règle.

Elle ne disait rien, restait tranquillement sur place tout en observant les recoins du magasin, se disant qu’elle avait eu assez de chance pour ne pas tomber chez un apothicaire désordonné et vivant dans le chaos le plus total. En fait, cette petite boutique coincée entre deux larges murs encrassés était une agréable surprise. Son amie, une conseillère avisée mais sans grand talent dans la manipulation de certains composant, n’avait pas menti au sujet de cet endroit. « Tu verras, c’est un peu difficile à trouver quand tu ne connais pas, mais c’est l’endroit idéal ! » qu’elle disait comme pour encourager Saphyr à se rendre dans l'artère la plus bizarre de Londres sans rechigner. Et puis, elle était très occupée cette Linda Ambrozy, polonaise née moldue qui avait dû fuir son pays natal trois ans auparavant.  Elle avait la trentaine, en paraissait bien dix de plus, et passait ses journées dans son petit cabinet de couture, sa seule raison de vivre. En arrivant à Londres six avant auparavant, Saphyr avait trouvé en cette brave femme un peu trop extravertie une sorte de grande sœur, une épaule sur laquelle se reposer dans les moments de grande solitude.

Sauf que Linda, en troqueuse aguerrie, ne pratiquait pas l’amitié gratuite. Ce n’était pas par pur intérêt mais la Pologne, surtout à une époque aussi troublée, forçait ses populations à survivre par tous les moyens. Entre le marché noir, les échanges douteux sous la table et les serments inviolables, certains accumulaient de nombreuses dettes à payer. Aussi, Saphyr lui avait toujours promis de l’aider en cas de besoin, elle n’avait qu’à demander. Quelle surprise se fut pour la jeune fille quand Linda l’a supplia de lui préparer de l’amortentia, on voyait bien qu’elle ne connaissait rien à cette potion et à ses effets. « Tu es sûr ? C’est dangereux tu sais, l’amortentia ne garantie pas le bonheur éternel, ce n’est qu’un leurre. » Lui avait elle répondu en espérant la dissuader, en vain. La fière polonaise lui avait fait comprendre à sa manière qu’elle s’accommoderait très bien aux effets de la potion, prenant les choses en main par la suite. Elle avait craqué pour un de ses clients, charmant, habillé comme un Lord et qui lui faisait gagner pas mal d’argent lorsqu’il venait, selon elle. Alors, le cœur bon et compréhensif, la jeune bibliothécaire n’avait pu refuser de lui venir en aide. Il valait mieux ça que de voir Linda se risquer à la préparation d’une telle potion.

Evidemment, elle avait déjà tout prévue : une liste d’ingrédients, une adresse bien indiquée, et Saphyr comme préparatrice. Voilà comment elle s’était retrouvé à arpenter ces allées sombres et dégoutantes, fuyant les regards tantôt apathiques, tantôt mortifiants des habitués du coin.

Sa liste posée sur le comptoir, celle qui semblait être la gérante de l’établissement laissa son regard glisser vers l’extérieur avant de s’adresser à elle :

« – Il ne faut pas se soucier du Vieux Mo. Il aboie beaucoup mais il ne mord pas, il y à quelque années il à voulu s'engager dans l'armée de Grindelwald mais il à été refusé avec une rare violence. Il n'a pas toujours eût une bosse et une jambe en bois. Il est sénile et c'est un piètre sorcier, il n'est pas bien méchant.
»

Des paroles qui rassurèrent Saphyr, bien qu’elle ne comptait pas pour autant s’attarder sur le sort de ce Vieux Mo qui l’avait effrayée une minute plus tôt. Elle esquissa un sourire, osant soutenir le regard de la beauté glaciale qui lui faisait face. Elle ne s’attendait certainement pas à trouver un profil comme le sien en ces lieux, pas plus qu’une boutique aussi irréprochable. C’était une femme à la beauté glaciale et aux cheveux blond argenté. Sa prestance en imposait, et sa manière de parler laissait penser qu’elle connaissait bien la ruelle, tout comme les individus qui l’a fréquentaient. Un clignement des yeux et une accentuation de son discret sourire signifiait à la commerçante qu’elle avait bien comprit de qui elle parlait.

«  - Je n’en doute pas… »

Fit elle doucement en penchant son regard sur le comptoir, ou son papier avait disparu dans les mains de la sorcière à la peau porcelaine. Certes, elle n’allait pas remettre en question des paroles dont elle ne voulait surtout pas vérifier la véracité, mais surtout, elle tentait de se détendre comme elle pouvait. Il fallait reconnaître que son interlocutrice savait de quoi elle parlait, tant au niveau des ivrognes du quartier que des ingrédients qui constituaient son stock. En effet, en vrai professionnelle celle-ci l’a mettait en garde au sujet des effets dévastateurs d’une potion de ce type ratée. Saphyr, sans être une grande experte ne l’ignorait pas, c’était pourquoi elle ferait attention à avoir les idées claires le soir de la confection.  

« – Pour quel genre de personne est la potion ? En fonction de son type de personnalité on peu remplacer le venin de Basilic par celui de Wyverne* . Il est un peu moins toxique et sa manipulation est moins dangereuse.  Il convient très bien pour de nombreux filtres c'est un ingrédient bien plus stable, le maître  français Le Roy à fait des tests concluants. »


Jamais Saphyr ne se serait risqué à modifier un composant pour un autre, même si cela était possible dans la majorité des cas. Pour une simple potion contre les furoncles pourquoi pas ? Mais l’amortentia était si délicate à préparer que c’est à peine si l’on n’osait respirer durant toute la procédure. Sa bouche s’entre-ouvra quand la jeune femme suggéra de remplacer le venin de Basilic. C’était une créature monstrueuse disait-on et surtout rarissime. Si la présence de serpents ne l’incommodait pas, celle d’un basilic aurait très certainement changée la donne.

« - Quel genre de personne, vous avez du temps devant vous ? »


Répondit-elle d’un petit ton timide et amusé sans une once de méchanceté pour la polonaise. Il fallait être honnête, Linda Ambrozy était tout sauf une personne reposante, c’était plutôt le parfait contraire. Elle aurait pu écrire un bouquin entier en plusieurs tomes sur la vie et la personnalité singulière de cette bonne vivante à l’accent épouvantable. Se surprenant elle-même de cette familiarité, elle reprit aussitôt un ton plus posé et plus sérieux, tout en observant la commerçante fouiller dans des tiroirs.

« - Disons que… c’est une personne qui a du tempérament et du nerf. Elle est inépuisable et au vu de la potion qu’elle me commande, je dirais qu’elle est déterminée. »

Conclue-t-elle en souriant de nouveau, arrêtant son regard sur la tenue qu’arborait la jeune femme. Elle ne l’avait pas remarqué en entrant, mais ses vêtements ne trahissaient certainement pas sa condition. Comment une simple apothicaire perdue dans « l’allée des embrumes » pouvait elle se payer un tissu comme celui-ci en servant des gens louches toute la journée ? Linda elle-même, qui connaissait son métier mieux que quiconque aurait été dans tous ses états. Elle qui se vantait de servir aux riches sorciers, elle aurait été plus que ravie de rafistoler une telle merveille. Une merveille dont Saphyr ne pu même pas imaginer le prix, même en travaillant à Poudlard. Que diable cette femme faisait enfermée dans ce magasin ? Elle chassa immédiatement cette question de sa tête, cela ne l’a regardait pas, et la rue grouillait de toute façon de choses qu’on ne pouvait pas vraiment expliquer.

Alors qu’elle patientait sagement comme une petite enfant devant le comptoir, elle entendit des voix indiscrètes venir de l’extérieur. Les sentant s’approcher, Saphyr se tourna légèrement pour voir passer ceux qui discutaient sans se soucier des oreilles baladeuses :

« - Ils sont partout tu sais, dans les bars glauques, les auberges, même chez des sorciers dont tu n’aurais jamais pensé que... Fini l’époque ou ils se cachaient ! »

Une voix plus posée répondit sans transition.

« Les Mangemorts sont surtout plus nombreux qu’avant, c’est une vrai épidémie. J’ai un  neveu qui hésite même à les rejoindre. »

Les deux hommes encapuchonnés passèrent devant la boutique, ne firent pas attention au Vieux Mo qui n’avait pas libéré son mur depuis tout à l’heure et disparurent à l’angle de la rue. Les Mangemorts, un mot presque aussi imprononçable que celui de leur maître. Saphyr se retourna sur la caisse, le regard dans le vide, glacée et gênée d’avoir entendu ce fragment de conversation. Ses lèvres se pinça légèrement, ce n’était pas le genre de sujet que l’on abordait avec la personne qui s’apprêtai à vous encaisser. Elle feinta un sourire, mais il était évident que rien ne prêtait à rire à cet instant. Et puis, que savait-elle de cette demoiselle ? Si ce n’était qu’elle était trop bien habillée pour se trouver à cette place ?


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Hey Maura, ou vas tu chercher la couleur de tes dialogues ? Elle ne correspond pas à celles proposées.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Pour un simple service. [PV Maura]   Sam 19 Sep - 1:58

Du temps devant elle.
Du temps.
Du temps …
Les choses se déroulaient si vites parfois et si Maura-Jean avait la sensation que du temps, justement, elle en avait trop , les faits et les diverses annonces de la radio magique branchée sans cesses sur le canal des informations dans son appartement contribuait grandement à lui prouver qu'en vérité elle en avait bien peu. Un peu plus tôt dans la matinée une chouette effraie avait apporté la Gazette du Sorcier et elle avait pu lire en première page que Olibrius Bilboak – un mangemort , mais aussi un homme relativement sympathique avec lequel elle avait souvent eût l'occasion d'échanger – avait été retrouvé mort dans une rue de Flagley-le-Haut . Son corps atrocement mutilé avait visiblement été attaché à un attelage et des chevaux ensauvagés s'étaient chargés de le traîner à plein galop dans les rues du village.

Cette fois cela avait été Bilboak, mais qui serai le suivant ? Lucius ? Macnair ? Ou alors Rockwood qu'elle aimait tellement. Pire encore Evan ? Son propre père ?  Son regard se voilà pendant une microseconde et pour la première fois elle souhaita avoir un réel intérêt pour le Maître et se trouver en mission avec l'un de ceux qu'elle appréciait tant pour s'assurer qu'ils étaient en sécurité.  S'assurer personnellement que ce n'était pas leur nom qu'elle lirait le lendemain dans la rubrique nécrologique ou en une de la Gazette.

Elle offrit néanmoins un sourire doux à sa jeune cliente. Après tout la pauvre fille n'était pour rien dans ses déboires et elle n'avait rien fait qui mérita qu'elle projette sur elle ses stupides angoisses. Car elles étaient stupides. Et elle ne lui causeraient jamais que du tors.  Elle le savait.  Elle le savait plus que bien.

« – Naturellement, j'ai autant de temps qu'il en faudra. Je préfère être sûre que vous ne vous tuerez pas avec l'un de mes ingrédients. Je ferai de mon mieux pour vous donner les conseils avisés. »

Elle était sympathique Maura-Jean ; ce n'était pas une gentille personne, mais elle n'était pas mauvaise et il était facile de l'apprécier tant qu'on se gardait d'aborder certains sujets.  Certains disaient quelle n'était si ouvertement raciste pour blesser, elle le faisait seulement parce qu'elle le pensait. Parce que c'était la façon dont on l'avait élevée et que personne n'avait jamais osé lui expliquer que c'était une idée stupide.  Que personne n'avait réellement envie de se retrouver à argumenter avec elle sur ce genre de sujet, car elle pouvait se montrer virulentes.  D'autre disaient qu'on lui pardonnait cette méchanceté manifeste parce qu'elle était une belle femme. Et c'était vrai, qu'elle était très belle Maura-Jean et le monde des sorciers ne coupait pas à la règle qui veux que la beauté rend gentil. Fusse seulement en apparence.

Et si Mortimer Mobrey , dit « le vieux Mo » faisait tant et si bien le pied de grue devant la boutique de la petite sorcière c'était parce qu'elle était gentille avec lui, Maura.  Elle avait toujours quelque chose à lui offrir à boire, ou un siège au chaud en hiver. Maura-Jean prenait soin de ses voisins de l'allée des embrumes et ils le lui rendaient de leur drôle de façon.  Sans doutes parce que même en ces lieux peu étaient ce qui savaient à quel rang elle avait donné sa baguette.  

Elle avait écouté l'eurasienne expliquer pour le compte de qui elle créait la potion. Une femme au tempérament entier, déterminée et pleine de vie. Cette description fit douter l'apothicaire du bien fondé de la réalisation d'un filtre comme il semblait s'en préparer un.  Cela semblait si loin de ce qu'une personne de ce caractère pouvait attendre ; un amour factice et docile.  Elle avait toujours cru que ce genre de femme avait un goût prononcé pour les histoires passionnée et passionnelles.

Cependant elle ne dit rien d'autre à ce sujet se contentant de mettre dans des fioles sombres diverses poudres et autres visqueusités.  Elle continuait de parcourir la liste du regard cherchant parfois des ingrédients génériques par soucis d'efficacité.

« – Je suppose que vous ne savez pas qui ingérera la potion ? A propos de la poudre de corne de shadbahvar, je n'en ai pas en réserve. Je la fait importer directement d'Iran mais nous sommes seulement mardi je devrai être livrée d'ici deux jours. Je vous la ferai parvenir par hibou postal si vous ne savez pas ou en trouver ailleurs. Honnêtement, ce n'est pas un animal que j'irai traquer de moi même. Je préfère laisser ça à des personnes compétentes. J'ai une grande confiance en Ismail et je me porte garante de la qualité de ce produit . »

Même si elle avait pour politique d'être son propre fournisseur il était certaines créatures qu'elle préférai ne pas approcher. Elle connaissait ses limites et comme elle n'avait programmer sa mort dans d'atroces souffrances dans les prochaines années à venir elle préférait déléguer une partie de son travail pour assurer une meilleure qualité.  Il était important que la corne du  Shadbahvar soit arrachée sur l'animal vivant pour qu'elle conserve au mieux ses propriétés magiques.

Elles furent interrompues dans leurs réflexions par le passage particulièrement bruyant de  deux personnes sous une cape. Des bribes de leur conversation arrivèrent aux oreilles des deux jeunes femmes et pendant que la première semblait embarrassée , Maura-Jean elle jetais un regard appuyé au vieux Mo depuis la grande vitre qui servait de porte.  Après quelques seconde le vieillard opina du chef et emboîta le pas aux incongrus gêneurs. Comme s'il en avait soudain reçu l'injonction.

Quand elle reposa son regard clair sur la cliente , la demoiselle Rosier sus instinctivement que quelque chose avait  changé. Est-ce que cette conversation avait ramené la première à la réalité des faits, à savoir qu'elle se trouvait dans la rue la plus mal famée qui soit ? Une rue ou il était coutume que se rencontre les personnes les moins fréquentables et les plus dangereuse du pays et qu'elle se trouvait seule avec une inconnue ? Ou bien sa manche gauches s'était-elle retroussée et avait-elle laissé entrevoir quoique ce fut ? En tout cas la brune semblait bien moins détendue que quelques secondes plus tôt.

« – C'est un code. » elle annonça de but en blanc avec un air de grande franchise alors même qu'elle s’apprêtait à mentir éhontément.
« – Ici il ne peux y avoir une conversation sans que Mo ne soit au courant, mais depuis quelques temps ce genre de … « discutions » à voix hautes sont plus fréquentes. Mo prétend qu'ils se réunissent dans la boutique désaffectée au bout de l'allée et qu'ils y fond des réunions pour les novices. Les nouveaux membres de l'armée de vous-savez-qui. »

Elle raconta avec un air consterné alors qu'elle arrangeait dans un sac en papier ses différents ingrédients qu'elle avait regroupés pour la confection de la potion.

« – l'endroit n'a jamais été sur , mais dernièrement ça deviens vraiment terrible. Mes parents souhaitent que je revende la boutique et que je m'installe à un autre endroit. Si déménager un tel magasin n'était pas un travail si fastidieux je pense que je le ferai. »
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MessageSujet: Re: [Terminé] Pour un simple service. [PV Maura]   Dim 20 Sep - 20:00

Ses compétences en confection de potions avaient ses limites. N’ayant pas eu la chance de fréquenter une école de magie, ses connaissance se limitaient à ce que lui avait enseigné ce vieux professeur : « Une fois que tu as ses bases là, il suffit de suivre les indications. Ce qu’il y a de plus difficile pour réussir une potion c’est de savoir bien lire. » Lui disait il quand il eut terminé sa formation. Pour lui, nul besoin d’apprendre par cœur des choses que l’on ne pouvait retenir durablement, et rien n’était plus précieux qu’un bon grimoire. La commerçante par contre, avait l’air de bien s’y connaître. Si cela fut étonnant c’était parce qu’exercer un métier de faisait pas de vous un expert, encore moins un bon conseiller. Alors, quand celle-ci voulu en savoir un peu plus sur le pauvre homme qui allait subir les effets de l’amortentia, Saphyr s’en trouva presque désolée.

Elle n’a pas dis grand-chose sur lui. Je sais qu’il a de l’argent, qu’il s’habille bien, qu’il fume beaucoup... Je ne le connais pas alors, je vous fais confiance.

Qu’il était marié aussi, mais ça, Saphyr aurait eu trop honte de l’avouer. Elle avait tout fait pour dissuader son amie Linda de faire avaler un filtre d’amour à l’un de ses clients, inutile. Rien ne pouvait faire changer d’avis une polonaise digne de ce nom. Saphyr, polonaise par son père se retrouvait un peu en elle, un peu seulement, et beaucoup de son paternel. Si seulement les déboires amoureux de Linda étaient ce qu’il y avait de pire à Londres, alors le pays entier serait un havre de paix…

Elle avait beau mener une vie des plus normales, elle ne pouvait ignorer ce qui se tramait dans le monde fermé de la magie. Les forces du mal avaient toujours existée, en tout temps et partout dans le monde. Les sorciers vivaient avec cette épée de Damoclès au dessus de leurs têtes sans jamais vraiment y penser, tant on ne pouvait mesurer le véritable danger. C’était une époque révolue, aujourd’hui tout était plus concret et moins sûr. Pourtant, les nouveaux servants du mal revendiquaient les mêmes choses que les anciens. Il était toujours question de sang, de pureté, de potentiel magique… Seule la façon d’imposer cette idéologie était différente. Elle était plus violente, plus oppressante et ne s’arrêtait plus à de simples menaces.

Saphyr faisait toujours attention à ce qu’elle disait à des inconnues, encore plus s’ils travaillaient dans l’Allée des Embrumes. Même si elle avait un côté spontanée qui trahissait son jeune âge, elle n’était pas assez folle pour se risquer à des confidences de cette envergure. Ce qu’elle pensait de tout cela ? Que c’était triste, navrant et qu’il n’y avait que de la souffrance à l’arrivée. Il fallait donc être plus aveugle qu’un aveugle lui-même pour voir un avantage à cette situation. Les « Sang-de-Bourbe » tel qu’il fallait les nommer, non sans mal, était devenu les proies privilégiées des Mangemorts. C’est pauvres sorciers, d’ascendances moldues, n’avaient pas choisis de finir comme du gibier que l’on chasse. Saphyr pensait parfois à encore pire : que les Mangemorts ne se contentent plus des enfants des moldus, mais aussi des sangs-mêlés, des résistants, de tous ceux qui voulaient vivre juste heureux sans en avoir à trancher. Quelqu’un comme elle. De plus, elle travaillait à Poudlard, une simple école à la base, mais qui subissait de plein fouet les convenances des amateurs de magie noire.

Le passage des deux hommes qui bavassaient à voix bien trop hautes n’avait fait qu’installer un drôle de malaise. Saphyr, qui évitait d’être pessimiste, s’était replongée dans ses pensées les plus négatives : Oui le monde était atroce, oui ce n’était pas juste, oui elle aurait voulu faire quelque chose, oui c’était dangereux, non elle ne pouvait pas, non elle ne voulait pas, non et non, elle voulait seulement vivre sa vie à elle, comme elle l’avait toujours voulu. Non, elle n’était pas égoïste, si peut être… non, elle ne l’avait jamais été. Et alors que le silence s’installait dans la boutique, se fut un embouteillage sans nom dans la tête de la jeune fille. Toujours à ruminer des « et si, et si, pourquoi, pourquoi pas ? », comme si elle pouvait faire quelque chose, elle, la petite française qui n’en était pas une et qui avait découvert ce qu’était une ville sur le tard ? Foutaise, elle n’était rien dans le jeu de la guerre. Cette idée ne pouvoir changer les choses elle-même était à la fois la plus censée et la plus frustrante. Qu’avait-elle de moins que ceux qui se battaient pour un monde plus tolérant ? Qu’avait elle alors de plus pour s’imposer dans la bataille ? Reste à tes bouquins et fais en sorte de rester en vie - se disait elle quand lui venait des idées de grandeurs.
La belle blonde qui se donnait du mal à la servir au mieux avait vu les deux individus passer. Plus que ça, elle semblait être au courant de comment se passaient les choses dans le quartier et même ailleurs.

« – l'endroit n'a jamais été sur, mais dernièrement ça deviens vraiment terrible. Mes parents souhaitent que je revende la boutique et que je m'installe à un autre endroit. Si déménager un tel magasin n'était pas un travail si fastidieux je pense que je le ferai. »

Subissait elle aussi la présence des Mangemorts, et tout « ça » ? Les persécutions, les dénonciations, les regards indiscrets et les mauvaises langues qui essayaient de faire tomber le voisin par pur intérêt ? Il y avait tellement de choses qui avaient changée, pas en bien évidemment. La jeune eurasienne qui n’avait jusque là pas trop soutenue le regard de son interlocutrice, planta ses yeux verts dans les siens.

« - C’est étonnant, moi j’ai quitté une famille, ma maison, un endroit calme et préservé pour venir ici. Comme quoi, rien ne saurait arrêter nos rêves et nos ambitions, même si le bonheur se trouve parfois dans des endroits étranges je dois l’avouer. »

Un petit sourire se dessina sur ses lèvres. Son discours avait une once de nostalgie, ses yeux un peu de tristesse, mais son visage se faisait d’une douceur bien trop rare en ces lieux. C’est vrai, en y repensant Saphyr n’avait pas choisie la voie la plus facile finalement. Elle avait laissé derrière elle ce qu’elle connaissait, les gens qu’elle aimait, le charme d’un village français placide et si loin de toute cette violence ambiante… Tout ça pour vivre son rêve, son si petit rêve qui lui semblait tellement grand : Devenir bibliothécaire pour travailler à Poudlard, une école de renom, un endroit serein qui n’en été plus un désormais. Ne voulant pas s’attarder sur sa vie d’avant, elle poursuivit, sentant peut être la curiosité de la blonde polaire s’émoustiller.

 « - Je suis arrivée il y a un moment maintenant mais… ce n’était pas encore comme ça avant. J’ai trouvé un travail qui me plais, un travail dur, mais je me dis que si j’en suis heureuse… alors ça en valait la peine. »  

Elle était partie, elle ne regrettait pas. Pas juste parce qu’elle travaillait dans l’endroit de ses rêves, mais parce que venir à Londres avait été une fuite avant tout. La fuite d’un carcan familial trop étroit, la fuite d’un destin qu’elle n’avait pas choisie et dont elle ne voulait pas. Et puis ce fut le déclic, Saphyr était en train de s’étaler sur sa vie, dans un endroit mal famé ou elle ne devait pas passer plus de dix minutes. Il ne fallait pas laisser les émotions prendre le dessus, surtout dans une période aussi troubles, c’était dangereux, tout était dangereux ! Sa prise de conscience se figea sur son faciès. Fuyant la commerçante du regard pour s’attarder sur les récipients de la boutique, elle tenta soudain de se reprendre.

« - Vous semblez avoir beaucoup de choses dans vos stocks, c’est intéressant… »

Mais cette parenthèse sonnait plutôt faux. Pas parce qu’elle ne le pensait pas, mais parce qu’elle cherchait à faire diversion et c’était assez mal caché.
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Sang : Pur

MessageSujet: Re: [Terminé] Pour un simple service. [PV Maura]   Mer 23 Sep - 3:54

« – Vous ne devriez peut-être pas. »

Ce n'était pas une menace, loin de là, plutôt un constant – un peu alarmant. Mais si elle avait été à la place de l'eurasienne alors jamais Maura-Jean ne se serait jamais fait confiance. Elle avait l'air bien trop propre, bien trop droite, comme une hérésie sur l'Allée des Embrumes.  Peut-être trop guindée, mais même si elle essayait il n'était pas facile de sortir des carcans dans lesquels elle avait été élevée. Elle avait toujours été habituée à porter de beaux vêtements et même si son appartement était petit il était parfaitement bien meublé. Elle avait insisté pour qu'il se trouve au dessus de sa boutique.  Pour des questions pratiques. Ainsi avait-elle en sous sol  son laboratoire de potion, au rez de chaussée la boutique et dans la court arrière ses plants et au premier étage son appartement. Elle pouvait veiller sur l'ensemble de sa production de cette façon.  Et cela lui convenait. Avec le succès de son entreprise elle aurait sans doutes pus déménager dans un endroit plus agréable, mais elle ne l'avait pas souhaité. Elle n'avait pas non plus souhaité que ses parents s'impliquent financièrement dans La Roseraie, elle avait tenu à son indépendance la plus totale.  Cela avait fait beaucoup de peine à sa mère.

Non définitivement, elle n'aurait jamais fait confiance à la personne qu'elle semblait être. Sans doutes que si la jeune cliente s'était un peu renseignée sur la boutique, sur qui était la gérante et fondatrice , alors sans doutes qu'elle n'aurait jamais prononcé des mots pareils. Pour tant Maura-Jean n'était pas une femme hostile, elle était même plutôt chaleureuse la plupart du temps et si elle avait souvent joué de l'horreur que son nom pouvait provoquer  elle aimait aussi qu'on ne la juge pas sur ce dernier.  Ce qu'ils se vantaient de la connaître – de reste souvent ceux qui en savaient le moins – racontaient qu'elle était une véritable anomalie pour les Rosier, qu'elle n'avait rien en commun avec la cruauté de ses pairs.

S'ils avaient sus.
Bien que ce ne fut pas souhaitable. Loin de là.

La brune n'avait pas vraiment de renseignements à donner sur le destinataire de la potion. Un homme élégant , visiblement avec un bon niveau de vie et qui fumait. Rien de bien intéressant à noter.  Rien de suffisant.  Elle se demanda combien d'hommes dans le pays pouvaient correspondre à cette description. Sans beaucoup réfléchir elle pouvait en voir un six ou sept dans son entourage direct. Elle ne pensait pas qu'il était mal de chercher un bon parti. En revanche elle ne pouvait pas cautionner l'usage de l'amortencia pour parvenir à ses fins. Elle avait beau être un mangemort, elle n'en était pas moins une personne honnête et elle ne pensait pas que ce genre de procédé devrait être légal.

Elle se garda de dire la moindre chose à ce sujet.

C'était peut-être justement parce qu'elle ne se serait pas fait confiance à elle même dans de telles circonstances, quelle s'était sentie obligée de mentir quand les deux hommes étaient passés dans la rue.  Parce qu'éveiller des soupçons n'était certainement pas quelque chose de bon pour elle. Comment cela aurait pu.  Maura-Jean avait été élevée d'une manière bien particulière.  Bien qu'elle ai été éduquée comme une princesse chérie par ses deux parents et allégrement protégée par son frère , elle n'avait jamais été protégée de la violence du monde dans lequel elle allait évoluer.  Très jeune on l'avait plongée dans la magie noire, dans les préceptes de pureté et jamais son père n'avait nié être un meurtrier ou même un tortionnaire. Il n'avait jamais prétendu être innocent des crimes dont on l'accusé et il n'avait nié non plus avoir acheté sa liberté, son innocence et celle de son fils , au ministère.  Il n'avait jamais rien nié, ne s'était pas vanté non plus mais il l'avait prise avec lui . Il n'était pas une bonne personne elle devait le savoir et seulement l'accepter. Du reste toutes ces choses n'empêchaient pas le fait qu'il l'aimait et qu'il la protégerai toujours. Elle n'avait pas voulu s'impliquer dans cette guerre et elle ne le voulait toujours pas. C'était pourquoi il était une bonne chose qu'elle ne soit pas impliquée dans les mission des autres mangemort. Elle avait seulement à continuer sa vie d'apothicaire.   Sa seule mission tangible était celle de trouver de nouvelles potions, de nouveaux produits pour leur venir en aide. Et  cela lui convenait. Elle ne se voyait pas sacrifier sa vie à quoique ce soit.  Vraiment pas.

Sa vie passait avant tout le reste.
Elle ne pensait pas que vivre lâchement était honteux, tout le contraire et de toutes les manières il était prouvé que en période de trouble les personnes qui fuyaient vivaient le plus longtemps.  Et elle comptait vivre vraiment longtemps.  Elle n'était pas courageuse, elle n'avait jamais prétendu l'être et d'ailleurs elle ne voulait pas l'être. Surtout pas pour cela.  Prendre la marque n'avait pas été un choix aussi délibéré qu'elle l'aurait souhaité. Elle avait seulement fait le choix de soutenir les siens, de protéger sa pauvre mère qui devait mourir d'inquiétude. Elle avait besoin que quelqu'un soit là pour veiller sur les deux hommes de la famille. Les deux seuls qui pouvaient encore transmettre les gènes de Rosier.  Et leur nom. Leur si grand nom. Si pur.

« – Je viens d'une famille qui aime tenir son rang vous pensez bien que quand leur fille chérie à décidé de s'installer dans un endroit aussi peu distingué ils n'ont pas sauté de joie. Tout le contraire. Mon pauvre père en à été malade.  Mais vous avez raison. Ceci était mon rêve et rien ne saurait m'en détourner. Mon travail est formidable à un point que personne ne peux comprendre, qu'ils ne veulent pas entendre en tout cas. »

Mais l'ensemble de la discussion était devenu étrange. Trop intime peut-être.  Inadapté à leurs rôles respectif. Et puis personne n'avait envie de se confier, pas dans des circonstances pareilles.  Alors la cliente avait cherché à détourner la conversation. Parler d'autre chose. La profusion étonnante de ses stocks. C'était la fierté personnelle de Maura-Jean , ses voyages, ses recherches elle possédait des ingrédients si rares qu'aucun autre commerçant du chemin de traverse ne pouvait se vanter de les vendre. Certainement pas des choses qu'un étudiant à Poudlard aurait pu  s'offrir. Et pour quel usage de toutes façons ?

« – Oui ...Je cultive mes propres plans et je suis également celle qui récolte les autres ingrédients.  Vous avez déjà vu une vésicule biliaire de karg* ? de vraies saletés ces bestioles là.

Un sourire bien plus naturel était apparu sur son visage clair c'était dans ces moment là quelle était la plus jolie, armée d'un de ces rares sourire d'une profonde sincérité.

« – Sans indiscrétions ...je peux demander ce que vous faites dans la vie ? Qu'est-ce qui vous à motivée à quitter votre nid? »
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MessageSujet: Re: [Terminé] Pour un simple service. [PV Maura]   Mer 23 Sep - 20:59

Ce n’était pas que Saphyr se sentait plus à l’aise, mais elle se sentait presque chanceuse d’avoir atterrie dans cette boutique plutôt qu’une autre. Malgré la présence d’étranges substances trônant sur les étagères, la chaleur de cette pièce avait quelque chose de rassurant. C’était en total contradiction avec l’extérieur qui lui servait de pas de porte. La jeune fille aux cheveux bruns ne semblait pas plus pressée que ça de remettre le nez dehors, à frôler les murs telle une ombre, incommodée par le regard vitreux du vieux Mo. La propriétaire du magasin, qui lui semblait étonnamment sympathique, la ramena un instant sur terre quand celle-ci lui déconseilla de lui faire confiance. Saphyr, surprise et méfiante, eut un léger mouvement de recul qui pu passer inaperçu. Son regard amande se figea sur l’entière personne qui lui faisait face. S’il y avait bien une chose qu’elle ne devait pas oublier, c’était qu’elle n’était pas dans un charmant salon de thé à l’ambiance feutré, loin des soucis de la société qui ébranlaient le monde magique. L’allée des embrumes portait bien son nom, et ce n’était pas sans raison si toutes les échoppes les plus douteuses de Londres s’agglutinaient là. Si cette femme à l’allure distinguée travaillait ici, ce n’était certainement pas un hasard. Loin de là l’idée de mal la juger, mais fallait il aussi se voiler la face ? Saphyr ne pu ni penser, ni dire ce que la gérante faisait dans un endroit aussi mal famé, malgré une boutique qui inspirait la confiance. Elle se disait qu’au fond elle ne savait rien de cette femme et qu’il ne valait mieux pas en savoir plus, au risque de se décomposer. Pour autant, elle ne répondit pas à sa petite phrase, essayant peut être de la balayer de son silence.

Alors que la blonde terminait de farfouiller dans ses tiroirs, elle se laissa aller à quelques confidences. Oui, car papoter avec quelqu’un qui se trouvait dans l’allée des embrumes était quelque chose d’inimaginable pour Saphyr, qui avait fantasmée ce lieux comme la ruelle de l’horreur. Elle ne devait pas lui faire confiance mais espérait tout de même ne pas empoisonner le grand amour de Linda avec les ingrédients de la potion. En fait non, peut être qu’elle espérait justement rater le filtre pour ne pas avoir à honorer la promesse faite à sa bonne vieille amie, cela aurait été bien plus raisonnable. Pour autant, elle su que la commerçante n’était pas du genre à négliger son travail. Elle ne savait pas trop comment, mais elle semblait bien trop préconisatrice pour jouer un vilain tour à sa clientèle. Et puis, cette façon de parler de sa famille, de son choix de s’installer ici… Cela sonnait d’une parfaite sincérité. Un sourire apparu de nouveau sur les lèvres de la brunette, parler de sa famille était quelque chose qu’elle ne faisait que rarement, et elle trouvait cela touchant de voir une fille aussi passionnée et sûr de ses conviction envers et contre le poids des valeurs familiales. C’était une combattante du destin, tout comme elle…
De ses quelques paroles, Saphyr en apprit beaucoup plus qu’elle ne l’aurait cru.

Elle venait d’une famille aisée, mais cela était de toute façon indéniable. Elle l’avait comprit à la seconde ou ses yeux s’étaient attardés sur sa tenue et sa gestuelle. En revanche, Saphyr n’avait pas osée se poser la question du sang. Ah la fameuse valeur de sang ! Elle régissait tout maintenant, vous cloitrant dans des catégories plus ou moins favorables, vous mettant au dessus des autres, ou en danger mortel. Les « Sang-Pur », principaux auteurs de ce désastre, n’étaient pourtant pas en majorité dans le monde des sorciers. Ils étaient considérés comme les plus aptes à utiliser la magie et en général, ils ne se privaient pas de le faire savoir. Saphyr, doublement bâtarde de part son sang et ses origines, ne savait pas vraiment quel était son rang aujourd’hui. Elle qui se sentait plus « impur » qu’un chien dont on ne pouvait identifier le croisement. Elle avait apprit à taire ce genre de sujet devenu bien trop dangereux. Elle avait vu tant d’arrestations, de dénonciations, de calomnies, qu’elle savait que moins on parlait de la situation mieux se serait. Pourtant, le malaise de la société était plus que palpable, il sautait aux yeux. C’était comme assister à tous les jours à la torture d’un innocent, et croire naïvement qu’il allait s’en sortir totalement indemne.

Après avoir fait mine d’observer la boutique pour fuir toutes conversations gênantes, l’inconnue aux cheveux argentés se tenta à poser une question plus personnelle, et ça, elle ne l’avait pas vu venir non plus. Que faisait-elle dans la vie ? Ah ça… Saphyr n’était pas peu fière d’avoir réussie à intégrer la brillante école de magie qui enseignait à toute la jeunesse magiques anglaises. Ce qu’il avait motivée à quitter sa famille, son petit cocon pourtant si étriqué ? Il y avait bien d’autres raisons à cela que la seule envie de ranger des vieux livres poussiéreux toute la journée. Si on lui avait dit qu’elle allait parler de sa vie sans grand intérêt pour les foules, et dans un magasin de l’allée des embrumes, elle ne l’aurait jamais cru. Néanmoins, le sourire radieux qui illuminait en un éclat le visage de la jeune femme à la peau porcelaine, laissait penser qu’elle était tout à fait sincère dans sa démarche. Comme le disait souvent la mère de Saphyr « un sourire sincère se reconnait entre tous les autres. », et ce fut l’un de ces sourires que la belle brune cru deviner sur les lèvres de la gérante.

Son regard se posa un instant sur le comptoir, la replongeant d’un coup dans ses souvenirs qui lui semblaient si éloignés. So  nid douillé mais qui avait fini par l’étouffer, ses parents, ses frères, son quotidien éreintant qui avait rythmé sa jeunesse… Elle devait reconnaître qu’elle ressentait un manque. Elle eut un sourire teinté de nostalgie alors que ses yeux se posèrent avec douceur sur son interlocutrice.

«  - Je vivais dans un petit village en France, dans un coin perdu ou on ne croise pas grand monde. Je crois que… j’ai toujours rêvé de la grande ville. »

Ses yeux parcoururent le magasin, comme pour donner un mouvement concret à ses paroles.

«  - Mes parents avait un magasin comme le votre, ma mère était une spécialiste en herboristerie. Moi, je préférais les livre, mon côté rêveur sans doute. »

Elle eu un profond soupir en se remémorant certains passages de sa vie en famille. Il n’y avait pas eu que de bons moments. Elle avait dû se battre, ne serait-ce que pour venir à Londres. L’indépendance d’une femme de modeste condition était quelque chose que son père avait toujours eu du mal à accepter. Il n’était pas méchant au fond mais c’était un pur Polonais, lui-même victime du rejet de ses parents… Comment un gosse brisé par son propre sang pouvait-il comprendre les rêves d’une petite fille.

«  - Vous savez, la d’où je viens personne ne va venir vous mettre à la place que vous pensez mériter. Si vous voulez changer le destin qu’on vous imputé, il faut parfois faire des choix difficiles. »

Des sacrifices plutôt ! Mais même en étant sûre de ses décisions, Saphyr, le cœur sur la main, ne pouvait admettre qu’elle avait tout quittée pour suivre ses propres envies. Elle avait longtemps eu la désagréable impression d’avoir fuit les siens comme une voleuse, les abandonnant à leur besogne, ne pensant qu’à elle. Pourtant, elle avait juste eu envie de s’en sortir, de faire ce qui lui plaisait. Elle était perdue entre la culpabilité et l’incompréhension. Ses parents ne voulaient-ils pas qu’elle soit heureuse, qu’elle s’épanouisse au gré de ses envies ?

«  - Je suis ici depuis déjà six ans et j’ai l’impression d’être parti hier, c’était le seul moyen de parvenir à mes objectifs. J’ai été engagé il y a peu de temps à Poudlard. Je m’occupe de la bibliothèque, et j’ai enfin l’impression d’être à ma place. »
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